Ellington : Scénique et jeunes dentelles.
Coucou,
Me revoici avec un petit article, un peu en interview sur Ellington., photographe passionné qui adore la dentelle … .
Vous pouvez retrouver ces œuvres sur son site :
Bonjour Ellington, merci de nous recevoir et vous laisse commencer par vous présenter à nos lecteurs …
- Bonjour, Ellington n’est pas tout à fait mon vrai nom, mais c’est comme ça que je souhaite que l’on me reconnaisse. J’ai passé les 50 ans, suis marié depuis plus de la moitié de ce temps avec la même femme et vis en région parisienne avec quelques « retraites » dans le sud du Tarn.
Comment vous est venue l’idée de devenir photographe ?
- Parfois, j’ai l’impression de ne pas être devenu photographe, mais de l’avoir toujours été. Au lycée, j’apprenais aux filles à développer les négatifs en chambre noire… il fallait leur tenir la main pour qu’elles arrivent à enrouler les films sur les spires mais je ne vous en dis pas plus.
Depuis combien de temps exercez vous et quelle place prend la photo dans votre vie ?
- J’ai reçu mon premier appareil photo en cadeau à l’age de 8 ans, un Kodak Instamatic que j’ai toujours. À 13 ans, je me suis approprié le 35 mm Agfa Solinette à télémètre que mon père avait acheté en Allemagne durant son « occupation » de la Rhénanie, dans les années 50 et qui n’a jamais déclaré à la douane. Ces deux appareils font maintenant partie de mon petit musée personnel. Aujourd’hui la photo occupe dans ma vie la place d’une maîtresse coûteuse à entretenir et en plus je ne reçois plus de cadeaux !
Quel est votre parcours professionnel ?
- Je ne suis pas un professionnel de la photo, et mon « vrai » parcours professionnel n’intéressera personne. La seule chose importante est que mon activité professionnelle m’a amené à m’intéresser à l’Internet un peu avant “le reste du monde”, et à m’initier aux technologies numériques avant qu’elles ne soient banalisées.
Quelles ont été vos rencontres marquantes ou déterminantes ?
- Un prof de lycée passionné de photo m’a appris les bases du noir et blanc au labo, je le rencontre encore de temps en temps mais ne lui ai pas montré mes dernières images car même à mon age, je n’oserais pas ! Il y a quelques années, pour ne pas dire au siècle dernier, j’ai poussé la porte d’ITIS Studio pour un stage, cela ne m’a pas coûté cher sur le moment, mais par la suite, la note a été salée. Il n’empêche que j’avais chopé le virus et il n’y a pas de vaccin. Aujourd’hui encore, c’est un des endroits où je me sens le plus à l’aise pour travailler … En matière de véritables rencontres photographiques, je n’ai eu l’occasion de côtoyer qu’un seul maitre, le regretté J.F. Jonvelle très peu de temps avant sa mort dont je garde un très bon souvenir.
Avec qui avez-vous déjà travaillé et avec qui aimeriez-vous travailler ?
- Comme photographe je n’ai pas d’expériences significatives et pas non plus d’envies particulières, j’ai un peu passé l’age des master class. Sauf peut-être une exception dans tous les sens du terme : Frédéric Karikese.
Qui placeriez-vous à la première place de votre Panthéon personnelle et pourquoi ?
- Jean Lou Sieff a été pour moi une référence par sa technique, dès mon adolescence. Davis Hamilton par son audace et aussi par nostalgie… en 1972 je n’avais que 14 ans !
Avez-vous une spécialité ou style préféré et qu’aimeriez-vous aborder ?
- Oui, étant un peu daltonien, je préfère le noir et blanc. C’est plus chic et on peut dire que c’est de l’Art, vous savez, avec un grand « A » ! Aujourd’hui, j’aimerais refaire du Clergue donc si une modèle de Camargue lit ceci, qu’elle m’écrive … Également depuis quelques temps, j’ai envie de “saucissonner mes modèles”, appelons cela Shibari pour faire plus chic. C’est sûrement très sensuel de faire des images très « osées » mais en même temps très « chic » : lèvres soigneusement rougies, ongles manucurés autour de sexes très « nets » avec hommes et femmes mélangés de préférence. Donc si le cœur vous en dit, même si vous n’êtes pas en Camargue, écrivez-moi aussi.
Trouvez-vous facilement de bons modèles et qu’est-ce qu’un bon modèle ?
- Pour moi, c’est un modèle avec qui j’ai envie de faire une autre séance après la première. J’en connais quelques unes en effet et certaines sont même devenues, je pense, de véritables amies. Il n’est pas nécessaire d’être baratineur ou séducteur, il faut juste inspirer confiance en ayant un « projet » crédible. Avec le temps et la diffusion des médias (je ne serais pas là sans l’Internet et le téléphone cellulaire), la réputation, bonne ou mauvaise, nous précède et mes modèles sont mes meilleurs promoteurs.
Votre ou vos modèles préférés ?
- Vous voulez que je me fâche avec toutes les autres ?
Pensez-vous que le métier de photographe contribue à ré-enchanter le monde ?
- Non, mais il peut le secouer un peu. On peut me qualifier de pornographe, libertin, fumiste ou peu importe mais cela aura au moins prouvé que je pouvais faire réagir. Je ne crois plus aux contes de fées, la photo est un produit « commercial » comme les autres qui a son marché et ses règles. C’est pour cela que je ne veux pas (ou ne peux pas) être pro.
Quels sont les meilleurs souvenirs que vous gardez de nos séances communes ?
- Je crois qu’une séance est réussie lorsque photographe et modèle ainsi que parfois le troisième acteur (n’est-ce pas Mister Wu ?!…) ont pris du plaisir. Cela peut prendre différentes formes bien sur, je vous laisse fantasmer un peu, mais il doit rester le souvenir d’un très bon moment passé ensemble, et l’envie de recommencer.
Effectivement nous ne pouvons que confirmer que vous nous avez laissé l’envie de faire une troisième séance avec Vous !… Merci, Ellington, pour cet instant de sincérité passé en votre compagnie et donnons, maintenant, rendez-vous à nos lecteurs sur votre site afin d’y découvrir d’autres de vos magnifiques œuvres :
http://www.ellington-photo.com
Une petite sélection de photos :
A bientôt Miss M. : metwu@free.fr


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